A six mois du congrès, les amis de DSK tentent de surmonter leurs divergences
16/05/2008 17:45
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Dominique Strauss-Kahn, directeur général du FMI, lors d'une discussion à Bruxelles le 15 mai 2008
© AFP
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Les partisans de Dominique Strauss-Kahn, tiraillés entre des options tactiques différentes, devraient préserver leur unité lors d'une
réunion dimanche en repoussant à plus tard l'heure des choix: faire alliance au congrès de novembre avec Delanoë, ou avec Aubry et Fabius.
Tous les responsables du courant dans les départements se retrouvent dans une université du XIIIe arrondissement de Paris, en l'absence de DSK, directeur général du FMI à Washington depuis début
octobre. Mais l'ex-député du Val-d'Oise aura rencontré la veille une dizaine de membres de l'état-major strauss-kahnien.
Son éloignement temporaire - il a bien fait comprendre qu'il pourrait revenir d'ici à 2012 - a généré des forces centrifuges au sein de Socialisme et Démocratie (SD).
"On va essayer de faire en sorte qu'il n'y ait pas de scission", lâche Jean-Paul Huchon, président de la région Ile-de-France. "Il y a des fissures, incontestablement, mais ça ne déstabilise pas le
réseau", nuance le député Jean-Christophe Cambadélis à qui DSK a confié les clés de SD avant de partir.
Candidat quasi déclaré à la succession de François Hollande comme premier secrétaire du PS, l'ex-ministre des Affaires européennes Pierre Moscovici revendique son émancipation. La résolution
qu'adopteront les partisans de M. Strauss-Kahn affirmera néanmoins que ce dernier "reste leur référence centrale", selon M. Cambadélis.
Dimanche, SD officialisera une première alliance avec Arnaud Montebourg et ses amis, en souhaitant que Martine Aubry et les siens s'y agrègent. C'est à partir de là que les choses se
compliquent.
Depuis septembre, le courant est arc-bouté sur une idée: "non à un congrès de pré-désignation" du candidat PS à la présidentielle de 2012, que ce soit Bertrand Delanoë ou Ségolène Royal.
"Je refuse de me rallier à l'une, ou l'autre. Ce serait, paradoxalement, concourir à ce que je souhaite éviter: la présidentialisation, la balkanisation du parti", selon M. Moscovici.
"Il y a un mouvement à la base, qui est: +évitons ça+", affirme M. Huchon. Cela, aussi, "préserve le retour de Dominique", admet-il.
Toutefois, affaiblissant la position du courant, des strauss-kahniens de marque viennent de rallier, au moins provisoirement, M. Delanoë, tels l'ex-ministre de la Défense, Alain Richard, les maires
de Grenoble, Michel Destot, et de Rennes, Daniel Delaveau.
Selon des sources concordantes, la résolution qui sera adoptée dimanche devrait repousser toute alliance avec Mme Royal (contre laquelle DSK avait brigué l'investiture présidentielle en 2006) et
proposer à la fois d'ouvrir une discussion avec M. Delanoë et de poursuivre le dialogue entamé au sein des "reconstructeurs".
Ceux-ci regroupent, outre les amis de DSK et de M. Montebourg, ceux de Martine Aubry et de Laurent Fabius, l'ancien Premier ministre s'étant nettement "recentré" depuis un an.
Mais, alors que M. Cambadélis croit possible de muer ce regroupement informel en alliance, M. Moscovici doute fortement que les fabiusiens "aient suffisamment changé pour vouloir (se) confondre
avec eux" et plaide pour un rassemblement de "tous les réformistes" socialistes, seule l'aile gauche restant en marge.
Autre inconnue: que fera François Hollande? Songeant lui aussi à 2012, "il n'a pas intérêt à voir lui succéder un premier secrétaire présidentiable", remarque un connaisseur du sérail. La solution
préconisée par M. Moscovici pourrait peut-être lui convenir.
Source:
www.marianne2.fr/
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