6h40 :
La direction du PS a fini par rendre son verdict : Martine Aubry arrive en tête en récoltant 67 413 voix soit 50,02% des suffrages exprimés tandis que Ségolène Royal la talonne avec 67 371
bulletins en sa faveur, soit 49,98% des voix. Un conseil national du parti devrait se tenir mercredi pour valider ces chiffres qui restent contestés par l'équipe de l'ex-candidate à
l'élection présidentielle. Dans cette instance du parti, Ségolène Royal et ses soutiens sont minoritaires...
5h45 :
D'après François Lamy et Claude Bartolone, deux soutiens de Martine Aubry, le maire de Lille aurait remporté l'élection avec... 42 voix d'avance ! Quelques minutes auparavant, Jean-Pierre
Mignard, président de l'association Désirs d'avenir et avocat de Ségolène Royal, indiquait qu'elle souhaitait qu'un nouveau scrutin se tienne jeudi prochain, « de multiples contestations [étant] apparues ici ou là sur la
régularité des opérations de vote ». Mais pour Martine Aubry, un troisième tour « n'a pas de raison d'être ».
3h40 :
Ségolène Royal a indiqué à l'AFP qu'elle ne comptait « pas se laisser faire » et qu'une « réunion de crise » allait se tenir dans la nuit dans son quartier général du boulevard Raspail : « Je m'étonne que certaines personnes proches de [Martine Aubry]se
soient autorisées à annoncer des résultats sans en avoir le droit en dehors de toute règle du droit. » « Où est le code de l'honneur?», s'est-elle interrogée avant de déclarer que
« dans [son] camp, personne ne s'est permis
d'annoncer la victoire. » L'ancienne candidate à l'Elysée a, par ailleurs, tenu à rappeler que « [sa]
motion est arrivée en tête avec 10 points d'avance au premier tour. »
Toujours selon l'AFP, Martine Aubry aurait joint Ségolène Royal par téléphone dans la soirée pour trouver une solution à la crise : « Je viens d'appeler Ségolène Royal. Je pense que nous devons toutes les deux avoir une attitude responsable car sinon, cela va créer une situation encore pire
[le] parti. »
3h30 :
Vincent Peillon et Patrick Menucci quittent le navire socialiste de Solférino et se refusent à tout commentaire. Quelques minutes après, les permanents du parti demandent aux derniers
journalistes encore présents de quitter les lieux : « Ça ferme ! »
2h16 :
« Comme les résultats sont extrêmement serrés, explique Daniel Vaillant, à l'heure où je vous parle, je ne puis vous dire qui l'emporte. (...) Il faudra un
certain temps pour pouvoir déclarer élue une Première secrétaire ». Et pour l'ancien ministre de l'Intérieur de Lionel Jospin d'ajouter : « Il vaudrait mieux que les représentants des deux candidats s'abstiennent de crier victoire... »
2h10 :
Alors que Daniel Vaillant pénètre dans la salle de presse, devant les grilles de Solférino, un groupe d'une cinquantaine de militants scandent : « L'unité ! L'unité ! L'unité ! », « Tous ensemble, tous
ensemble, socialistes ! »
2h00 :
Au rez-de-chaussée, c'est le calme plat. Mais à l'étage, dans les bureaux, ça discute ardemment. Aux premières loges : Patrick Menucci (Royal).
1h20 :
Razzy Hammadi, le bras droit de Benoît Hamon, annonce que le maire de Lille, Martine Aubry, serait « la nouvelle
secrétaire nationale » du PS.
1h14 :
Manuel Valls (Royal) fait savoir que des résultats vont être contestés, notamment dans le Nord et en Seine-Maritime.
1h00 :
Martine Aubry l'emporterait avec 50,7% des suffrages.
00h50 :
C'est un David Assouline, sur
les nerfs cette fois, qui fait une nouvelle apparition pour expliquer qu'
« il y avait une tendance qui, bizarrement,
s'est inversée... »
00h45 :
Chez Aubry, c'est toujours (déjà?) la fête alors que les résultats de la fédé du Nord (acquise à la maire de Lille) ne sont pas encore tombés.Tandis que chez Royal,
l'heure est à la morosité.
C'est tellement serré que chaque camp revendique la victoire. Chez Martine Aubry, on fête la victoire en chantant l'Internationale. Chez Ségolène Royal, on estime toujours
gagner. De peu, mais gagner.
00h40 :
Un David Assouline (Royal) avec une mine des mauvais jours fait une courte apparition et puis s'en va.
00h13 :
Ça ne se bouscule pas vraiment à Solférino. Les journalistes sont là. Les pontes du PS, eux, se font désirer. Un Julien Dray, d'un genre furtif, s'est réfugié au premier étage. Un signe
?
23h30 :
A l'intérieur de Solférino, le bruit court parmi les journalistes : « Ségolène a gagné ». Et à chaque fois les
mêmes chiffres reviennent. La candidate issue de la motion Collomb pointerait à 52%. Les informations qui arrivent par téléphone depuis l'entourage de Ségolène Royal vont dans le même
sens : la présidente de la Région Poitou-Charentes devancerait de 4 points sa concurrente.
C'est François Lamy qui est le premier à se frotter à la « meute » de journalistes. Lui joue les « pères la prudence ». Comme hier d'ailleurs : « Ce ne sont pas des pronostics, ce sont des chiffres. Pour l'instant nous sommes à 50-50. Les grosses fédérations ne sont pas encore
remontées... » La nuit promet d'être longue...
Réactualisé à 7h10